← Retour

Résidence permanente au Canada

Drapeau : Canada

En bref

Paramètres clés
Présence 2 ans (~730 jours)
Période de calcul 5 ans glissants
Décompte des jours Toute partie de journée
Critère alternatif Périodes à l’étranger prises en compte

Comprendre la règle

Cette règle s’applique à tout résident permanent du Canada, quelle que soit la façon dont il a obtenu ce statut, et aussi longtemps qu’il le conserve.

L’obligation de résidence est formulée comme une présence minimale plutôt que comme une absence maximale : 2 ans (~730 jours) au Canada sur 1825. Cela laisse environ trois ans sur cinq à passer à l’étranger, et les jours n’ont pas à être consécutifs.

La période est glissante et s’applique à la période de 5 ans examinée au moment où votre statut est contrôlé — lorsque vous présentez une carte RP à la frontière, ou lorsque vous demandez son renouvellement. Pour une personne résidente permanente depuis moins de 5 ans, la question est plutôt de savoir si elle pourrait encore atteindre 730 jours au cours de ses 5 premières années, ce qui laisse en pratique aux nouveaux résidents le temps d’organiser leur situation.

Trois catégories de séjours à l’étranger comptent quand même comme jours au Canada :

  • Accompagner à l’étranger un époux, un conjoint de fait ou un parent citoyen canadien.
  • Être employé à temps plein par une entreprise canadienne ou par la fonction publique, en affectation hors du Canada.
  • Accompagner un époux, un conjoint de fait ou un parent résident permanent lui-même employé dans ces conditions.

La résidence permanente n’expire pas d’elle-même, et une carte RP expirée ne met pas non plus fin à votre statut. La carte est un titre de voyage ; le statut en est distinct et se maintient jusqu’à ce qu’un agent constate officiellement sa perte.

Comment suivre vos jours

  1. Il vous faut 2 ans (~730 jours) de présence effective au Canada sur toute période glissante de 5 ans, et non 730 jours par tranche de cinq années civiles.
  2. Toute partie de journée passée au Canada compte comme une journée entière, y compris vos jours d’arrivée et de départ.
  3. Les jours passés à l’étranger qui relèvent de l’une des 3 catégories (accompagnement ou emploi) s’ajoutent à votre total comme s’ils avaient été passés au Canada : comptez-les à part au lieu de les passer par pertes et profits.
  4. Pendant vos 5 premières années de résidence permanente, la question est de savoir si les 730 jours restent atteignables dans cette période, et non si vous les avez déjà atteints.
  5. Vérifiez la pire période de 5 ans que produit votre historique de voyages, car c’est celle qu’un agent pourrait examiner.

Conservez vos relevés d’entrée et de sortie et, si vous comptez sur la prise en compte de périodes à l’étranger, les preuves correspondantes — documents de citoyenneté de votre époux ou conjoint, lettre d’affectation de l’employeur, preuve que l’employeur est une entreprise canadienne.

Cas particuliers

  • Une carte RP expirée ne met pas fin à votre statut. Le statut se maintient jusqu’à ce qu’un agent décide officiellement que l’obligation n’a pas été respectée — le vrai problème, ce sont les déplacements. Pour embarquer sur un vol commercial à destination du Canada sans carte valide, il faut un titre de voyage pour résident permanent (TVRP), demandé depuis l’étranger.
  • Le temps passé à l’étranger avec un époux ou conjoint citoyen canadien compte en totalité. C’est la disposition qui change le plus le calcul, et elle s’applique à toute la période d’accompagnement, pas à une fraction plafonnée.
  • Le travail à l’étranger ne compte qu’à certaines conditions. L’employeur doit être une entreprise canadienne ou un organisme de la fonction publique, et l’affectation doit être réelle : travailler à l’étranger pour un employeur étranger ne compte pas, qui que vous soyez.
  • Des motifs d’ordre humanitaire peuvent préserver le statut. Un agent peut maintenir le statut malgré un manquement lorsque les circonstances le justifient, notamment au regard de l’intérêt supérieur des enfants concernés.

Les risques en cas d’erreur

Un manquement à l’obligation de résidence ne vous retire pas automatiquement votre statut : il faut une décision officielle, prise lors d’un passage à la frontière ou d’une demande de carte RP, et cette décision peut faire l’objet d’un appel devant la Section d’appel de l’immigration (SAI). Perdre l’appel signifie une mesure de renvoi et la perte pure et simple de la résidence permanente, ce qui met aussi fin à toute progression vers la citoyenneté canadienne, puisque la résidence accumulée ne compte plus. Dans ce type de situation, il est vivement recommandé de consulter un professionnel.

Exemples

Une obligation largement respectée malgré de nombreux voyages

Vous vivez au Canada mais voyagez plusieurs mois par an pour votre travail, avec en moyenne environ 200 jours au Canada chaque année. Sur cinq ans, cela fait environ 1 000 jours, bien au-delà de 730, avec de la marge.

Des années à l’étranger qui comptent quand même

Vous passez quatre des cinq dernières années en Allemagne pour accompagner votre époux citoyen canadien. Physiquement, vous avez passé bien moins de 730 jours au Canada, mais la disposition sur l’accompagnement assimile ce temps à du temps passé au Canada : l’obligation est respectée.

Un renouvellement de carte qui révèle le problème

Vous avez passé la majeure partie des cinq dernières années à l’étranger, employé par un employeur étranger, avec environ 400 jours au Canada. Votre carte RP expire, et la demande de renouvellement met votre décompte de jours sous les yeux d’un agent : c’est à ce moment-là que le manquement apparaît, pas avant.

Sources officielles

Questions fréquentes