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Séjour sans visa en Géorgie (règle des 12 mois et des 90/180 jours)

Drapeau : Géorgie

En bref

Paramètres clés
Limite 12 mois (~365 jours)
Période de calcul Par séjour
Décompte des jours Toute partie de journée
Critère alternatif 90 jours / 180 jours glissants
Conditions supplémentaires Autorisation pour tout travail rémunéré

Comprendre la règle

Cette règle s’applique aux ressortissants des pays figurant sur la liste d’exemption de visa établie par le gouvernement, ainsi qu’aux titulaires d’un laissez-passer des Nations unies, qui bénéficient des mêmes 12 mois.

Ces 12 mois sont une exception, pas la norme. Un voyageur dispensé de visa de court séjour est sinon limité à 90 jours civils sur toute période de 180 jours, et la liste existe précisément pour accorder une durée plus longue aux nationalités qui y figurent. Elle a été modifiée à plusieurs reprises depuis son adoption : vérifiez votre nationalité dans la version en vigueur avant de réserver.

Rester au-delà des 12 mois suppose de passer à autre chose : un titre de séjour, ou un visa d’immigration demandé pendant que vous êtes encore en situation régulière dans le pays.

Comment suivre vos jours

  1. Le droit de séjour est de 12 mois pleins (~365 jours), accordé à l’entrée et calculé à partir de la date à laquelle vous passez la frontière. La Géorgie parle d’une année entière sans donner d’équivalent en jours : c’est la date d’entrée qui détermine votre échéance.
  2. Il n’y a aucun quota annuel à économiser dans ce cadre : les 12 mois sont attachés à votre entrée et ne se calculent pas à rebours sur une période glissante.
  3. Toute partie de journée compte comme un jour de présence : vos jours d’arrivée et de départ tombent tous deux dans la durée autorisée.
  4. Si votre nationalité ne figure pas sur la liste mais que vous êtes dispensé de visa de court séjour, la limite est de 90 jours civils sur toute période de 180 jours, comptés à rebours à partir du jour considéré.
  5. Un titre de séjour doit être demandé tant que vous êtes en situation régulière : la demande se fait donc pendant les 12 mois, pas après.

Conservez vos tampons d’entrée et vos cartes d’embarquement, et notez la date exacte d’entrée à votre arrivée : c’est cette seule date, et non celle de la réservation ou de l’atterrissage à votre destination finale, qui sert de point de départ à votre durée de séjour.

Cas particuliers

  • Le travail rémunéré exige désormais sa propre autorisation. Depuis le 1er mars 2026, les étrangers sans titre de séjour permanent qui travaillent pour un employeur géorgien, occupent pour lui un poste à distance ou exercent une activité indépendante en Géorgie doivent obtenir un droit de travailler accordé par l’Agence publique d’aide à l’emploi (State Employment Support Agency). Travailler sans cette autorisation expose à une amende.
  • Une amende impayée bloque votre retour. L’entrée peut être refusée à toute personne interdite de territoire ou qui n’a pas réglé une amende infligée pour séjour irrégulier : une ancienne sanction vous suit jusqu’à la frontière.
  • L’entrée n’est jamais automatique. Les agents peuvent refuser l’entrée à une personne qui n’a pas les documents requis, pas d’assurance maladie et accident, ou pas de ressources suffisantes pour le séjour et le retour. Une présence jugée contraire à l’ordre public est un motif supplémentaire.
  • La liste évolue par ordonnance. Des pays y ont été ajoutés et retirés depuis son adoption, et une modification prend effet dès sa publication, sans délai de préavis.
  • Les cartes d’identité de l’UE sont acceptées, mais seulement pour les citoyens de l’UE. La carte doit indiquer le nom, le prénom, la date de naissance et comporter une photo. Tous les autres voyageurs ont besoin d’un titre de voyage.
  • L’année sans visa fait le double du seuil fiscal. Un séjour régulier de 365 jours ne signifie pas 365 jours sans conséquence fiscale : 183 jours sur toute période de 12 mois peuvent faire de vous un résident fiscal géorgien. Le droit au séjour s’épuise au bout d’un an, le seuil fiscal au bout de six mois.

Les risques en cas d’erreur

Le dépassement de la durée de séjour est une infraction administrative, et les sanctions ont été fortement alourdies le 1er octobre 2025 : l’amende s’accompagne désormais d’une interdiction d’entrée. Un dépassement de moins de 3 mois entraîne une amende et une interdiction de 6 mois, un dépassement allant jusqu’à 12 mois une amende plus lourde et une interdiction de 2 ans, et au-delà de 12 mois l’amende la plus élevée et une interdiction de 3 ans. Le non-respect des règles de transit est puni d’une amende distincte. Dans ce type de situation, il est vivement recommandé de consulter un professionnel.

Exemples

Un long séjour dans les 12 mois

Vous arrivez à Tbilissi en avril avec le passeport d’un pays inscrit sur la liste et êtes admis sans visa. Votre durée de séjour court 12 mois pleins à compter de cette date d’entrée : un voyage de 10 mois ne demande aucune autre démarche.

Prévoir au-delà des 12 mois

Vous arrivez en septembre et souhaitez rester sans limite de durée. Comme les 12 mois courent à compter de votre entrée, la demande de titre de séjour doit être faite avant leur expiration, tant que vous êtes encore en situation régulière.

Travailler pendant le séjour sans visa

Vous prenez un poste dans une entreprise de Tbilissi pendant votre séjour sans visa. Le séjour lui-même est régulier, mais le travail ne l’est pas tant que l’employeur n’a pas obtenu l’autorisation de travail, et sans elle vous vous exposez tous deux à une amende.

Sources officielles

Questions fréquentes