← Retour

Exemption de visa en Thaïlande

Drapeau : Thaïlande

En bref

Paramètres clés
Limite 30 jours
Période de calcul Par séjour
Décompte des jours Toute partie de journée
Conditions supplémentaires Carte d’arrivée, billet de sortie, pas de travail

Comprendre la règle

L’exemption de visa est une facilité d’entrée, pas un visa : vous arrivez, et un agent de l’immigration appose un tampon pour la durée autorisée. Rien n’est à demander à l’avance en dehors de la carte d’arrivée, et l’exemption ne donne aucun droit de travailler, quels que soient votre payeur ou le pays de votre client.

Ce n’est pas non plus la seule formule de court séjour. Le visa à l’arrivée (Visa on Arrival) est un dispositif distinct qui couvre d’autres nationalités, et un visa touristique obtenu avant le départ auprès d’une ambassade thaïlandaise donne une durée plus longue que l’exemption. Celui qui vous concerne dépend de votre nationalité, et les listes diffèrent pour chacun.

Comment suivre vos jours

  1. Le séjour est de 30 jours à compter de la date du tampon, accordé à chaque entrée, sans limite annuelle pour les arrivées par avion. Les arrivées jusqu’au 14 septembre 2026 recevaient un tampon de 60 jours.
  2. Toute partie de journée compte : vos jours d’arrivée et de départ tombent tous deux dans la durée autorisée.
  3. Une prolongation de 30 jours peut être demandée, moyennant des frais, dans un bureau de l’immigration en Thaïlande avant l’expiration de votre séjour autorisé. Une entrée de 30 jours passe ainsi à 60 jours au total.
  4. Remplissez la carte d’arrivée numérique thaïlandaise (TDAC) en ligne dans les trois jours précédant votre arrivée. Il en faut une nouvelle à chaque entrée, et seuls les passagers en transit qui ne passent pas l’immigration en sont dispensés.
  5. Par voie terrestre, la plupart des nationalités sont limitées à deux entrées sans visa par année civile, et le compteur repart au 1er janvier. Les ressortissants de Malaisie, de Brunei, d’Indonésie et de Singapour échappent à ce plafond. Les agents peuvent aussi refuser l’entrée à toute personne dont les allers-retours laissent penser qu’elle vit en Thaïlande.

Conservez vos tampons d’entrée, la confirmation de votre carte d’arrivée et tout reçu de prolongation. Votre date limite de séjour est inscrite sur le tampon, et c’est ce tampon qui vous sera opposé en cas de contrôle.

Cas particuliers

  • Le changement n’est pas rétroactif. Publié au Royal Gazette le 31 août 2026, il est en vigueur depuis le 15 septembre 2026. Un séjour déjà accordé court jusqu’à son terme : un tampon de 60 jours apposé le 10 septembre conserve ses 60 jours. C’est la date d’arrivée qui compte, pas celle de la réservation.
  • Les nouveaux chiffres se répartissent en trois groupes. Soixante pays et territoires ont droit à 30 jours, les Seychelles et Maurice à 15, et l’Azerbaïdjan, le Bélarus et la Serbie passent au visa à l’arrivée.
  • Deux dispositifs coexistent, et un seul a changé. Ces chiffres concernent l’exemption unilatérale. Les accords bilatéraux en vigueur ne sont pas touchés et donnent aux passeports ordinaires 90 jours (Argentine, Brésil, Chili, Corée du Sud, Pérou), 30 jours (Chine, Hong Kong, Laos, Macao, Mongolie, Russie, Viêt Nam) ou 14 jours (Cambodge, Myanmar, aéroports internationaux uniquement). Un citoyen russe garde donc 30 jours, au titre de l’accord et non de la liste, et les Brésiliens et Sud-Coréens conservent 90 jours. Vérifiez quel dispositif couvre votre passeport.
  • Deux réformes sont souvent confondues. Seule la durée du séjour a changé. La carte d’arrivée numérique thaïlandaise est une mesure distincte, qui s’applique déjà à toute personne entrant dans le pays, quelle que soit la formule utilisée.
  • L’exemption n’est pas un visa et ne donne aucun droit de travailler. Le télétravail pour un employeur étranger se situe dans une zone grise que la Thaïlande resserre plutôt qu’elle ne l’assouplit, et tout emploi local est clairement interdit.
  • On peut vous demander de prouver que vous disposez de ressources suffisantes. Une somme minimale par voyageur est une condition d’entrée ancienne, avec un billet de sortie et les informations sur l’hébergement. Les contrôles sont ponctuels, et ne pas y satisfaire est un motif discrétionnaire de refus.
  • Un visa touristique obtenu à l’avance donne un séjour plus long. Le demander à une ambassade thaïlandaise avant le départ est la solution simple pour un séjour que l’exemption ne couvre pas.
  • Trois entrées sans visa peuvent faire de vous un résident fiscal thaïlandais. Trente jours prolongés de 30 font 60, et les arrivées par avion ne sont soumises à aucune limite annuelle : trois séjours de ce type atteignent les 180 jours par année civile qui font de vous un résident fiscal thaïlandais. Les jours n’ont pas à être consécutifs, et l’exemption plus courte rend ce piège plus facile à atteindre sans s’en rendre compte, et non l’inverse.

Les risques en cas d’erreur

Le dépassement de la durée de séjour est sanctionné par une amende journalière fixe dans la limite d’un plafond, payable à l’aéroport au départ ; au-delà, l’affaire relève de la police de l’immigration et non plus d’un simple passage au guichet. Pour qui part de lui-même, l’interdiction de retour augmente avec la durée du dépassement : 1 an au-delà de 90 jours, 3 ans au-delà d’un an, 5 ans au-delà de trois, 10 ans au-delà de cinq. Une arrestation est nettement plus lourde de conséquences et peut entraîner une interdiction de 5 ans pour un dépassement qui, sinon, n’en aurait entraîné aucune. Dans ce type de situation, il est vivement recommandé de consulter un professionnel.

Exemples

Des vacances largement dans la limite

Vous arrivez à Bangkok en novembre, après avoir rempli la carte d’arrivée numérique, et recevez un tampon de 30 jours. Vous voyagez trois semaines et repartez avec de la marge, sans visa ni prolongation.

Prolonger un séjour

Vous recevez un tampon de 30 jours et décidez de rester plus longtemps. Vous vous rendez dans un bureau de l’immigration avant l’expiration du tampon, payez les frais et obtenez 30 jours supplémentaires — 60 au total, le maximum de cette formule.

Pris de court par le changement

En juillet, vous avez réservé un voyage de 55 jours en comptant sur l’exemption de 60 jours, avec une arrivée le 20 septembre. Vous recevez un tampon de 30 jours, et la prolongation unique vous mène à 60 : c’est suffisant, mais seulement parce que vous l’avez demandée en Thaïlande avant la fin des 30 premiers jours.

Sources officielles

Questions fréquentes