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Court séjour en Turquie (règle des 90/180 jours)

Drapeau : Turquie

En bref

Paramètres clés
Limite 90 jours
Période de calcul 180 jours glissants
Décompte des jours Toute partie de journée
Conditions supplémentaires Passeport valable 60 jours au-delà du séjour

Comprendre la règle

Cette règle s’applique à tous les visiteurs, qu’ils entrent sous le régime de l’exemption de visa, avec un e-Visa ou avec un visa consulaire. Le plafond s’ajoute à celui du document que vous détenez. Aucun visa ni aucune exemption ne peut donner plus de 90 jours de séjour par période de 180 jours, et les consulats ne peuvent pas délivrer de visa de visiteur accordant davantage.

Deux paires de chiffres sont constamment confondues :

  • Validité et durée de séjour — la période de validité d’un e-Visa est la fenêtre pendant laquelle vous pouvez entrer en Turquie. La durée de séjour est le temps pendant lequel vous pouvez y rester une fois entré. C’est la plus courte des deux qui piège les voyageurs.
  • Séjour et validité du passeport — votre passeport doit rester valable au moins 60 jours au-delà de la durée de séjour de votre visa, de votre e-Visa, de votre exemption ou de votre titre de séjour.

Pour rester plus de 90 jours, il faut demander un titre de séjour de courte durée auprès de la Direction provinciale de la gestion des migrations. C’est une autorisation distincte, avec ses propres conditions, et non une prolongation du séjour de visiteur.

Comment suivre vos jours

  1. La limite est de 90 jours de présence sur une période de 180 jours qui court à partir de votre première entrée, et non de 90 nouveaux jours à chaque arrivée.
  2. Toute partie de journée compte : le jour de votre entrée comme celui de votre sortie entrent dans le total.
  3. Une fois les 90 jours utilisés, une nouvelle entrée sur la même base doit attendre l’expiration des 180 jours comptés depuis cette première entrée.
  4. Le plafond vous suit personnellement, pas vos documents. Le temps passé avec un second passeport compte dans les mêmes 90 jours, et alterner entre les deux ne change rien.

Conservez vos tampons d’entrée et de sortie, l’impression de votre e-Visa et vos cartes d’embarquement pour chaque voyage. La période de 180 jours part d’une date d’entrée précise : la connaître exactement compte plus que de se souvenir de la durée de chaque voyage.

Cas particuliers

  • Un second passeport ne donne pas droit à un second quota. La Turquie le dit expressément : une personne qui détient deux passeports ne peut pas utiliser chacun pour 90 jours dans la même période de 180 jours.
  • Votre nationalité peut ne permettre que moins de 90 jours. Le plafond de 90 jours sur 180 est le maximum qu’un visa ou une exemption peut donner, pas une garantie, et plusieurs nationalités ne sont exemptées que pour un séjour plus court.
  • La validité de l’e-Visa n’est pas la durée du séjour. Vous pouvez entrer à tout moment pendant la période de validité, mais c’est la durée de séjour qui limite le temps que vous restez. C’est le plus court des deux chiffres qui s’applique.
  • Les e-Visas ne couvrent que le tourisme et le commerce. Tout autre motif exige un visa consulaire ou un titre de séjour, quel que soit le décompte de jours.
  • Un titre de séjour peut tomber en raison des absences. Le titre de séjour est annulé lorsque son titulaire a passé plus de 120 jours au total hors de Turquie au cours de la dernière année : passer à un titre de séjour remplace donc un décompte de jours par un autre.
  • Le plafond de 90/180 jours vous maintient sous le critère des jours, pas hors de la règle. La résidence fiscale en Turquie repose sur plus de 6 mois par année civile, ce que cette limite rend difficile à atteindre par les seuls jours — mais un domicile établi en Turquie suffit sans aucun décompte, et une limite de visa ne protège pas contre cela.

Les risques en cas d’erreur

Un dépassement de la durée de séjour est inscrit à votre dossier et entraîne normalement une interdiction d’entrée, dont la durée dépend de celle du dépassement et du fait que vous soyez parti avant que les autorités ne le constatent. Partir de vous-même et payer l’amende permet de limiter l’interdiction : 1 mois pour un dépassement de 3 à 6 mois, et jusqu’à 5 ans au-delà de 3 ans. Une expulsion vous fait passer à un barème plus sévère, de 3 mois à 5 ans. Dans ce type de situation, il est vivement recommandé de consulter un professionnel.

Exemples

Un voyage largement dans la limite

Vous entrez à Istanbul en mars avec un e-Visa et restez 3 semaines, puis revenez en mai pour 2 semaines de plus. Les deux séjours tombent dans la même période de 180 jours et totalisent 35 jours, bien en deçà du plafond de 90 jours.

Un quota épuisé

Vous entrez en janvier et restez 90 jours, pour repartir début avril. Le quota est épuisé jusqu’à l’expiration des 180 jours comptés depuis cette entrée de janvier : un retour en mai n’est pas possible sur la même base.

Un second passeport qui ne change rien

Vous avez deux nationalités, entrez avec l’un de vos passeports pour 60 jours, puis prévoyez 60 jours de plus avec l’autre. Le plafond s’applique à vous et non à chaque document : le second voyage vous ferait dépasser 90 jours dans la même période de 180.

Sources officielles

Questions fréquentes