Visiteur temporaire au Japon (règle des 90 jours)
En bref
| Paramètres clés | |
|---|---|
| Limite | 90 jours |
| Période de calcul | Par séjour |
| Décompte des jours | Toute partie de journée |
| Critère alternatif | 15 ou 30 jours |
| Conditions supplémentaires | Pas de travail rémunéré, type de passeport |
Comprendre la règle
Cette règle s’applique aux ressortissants des pays et régions avec lesquels le Japon a conclu des accords réciproques d’exemption de visa. Ce que vous obtenez à l’arrivée, c’est le statut de visiteur temporaire (Temporary Visitor) : un véritable court séjour — tourisme, visite à la famille ou à des amis, réunions et visites d’affaires similaires —, sans aucun travail rémunéré, quel que soit le payeur.
Plusieurs accords sont assortis de conditions relatives au passeport, et ce sont elles qui expliquent le plus souvent qu’un voyageur qui se croyait exempté soit refoulé :
- Enregistrement préalable — les ressortissants de l’Indonésie et du Qatar ne sont exemptés que si leur passeport électronique, conforme aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), a été enregistré auprès d’une représentation diplomatique japonaise. L’enregistrement vaut 3 ans ou jusqu’à l’expiration du passeport, selon la première échéance.
- Passeport électronique obligatoire — ressortissants du Brésil, de la Malaisie, du Monténégro, du Panama, du Paraguay, du Pérou, de la Serbie, de la Thaïlande et des Émirats arabes unis.
- Passeport à lecture optique obligatoire — ressortissants de la Barbade, du Lesotho et de la Turquie.
- Accords propres à certains documents — pour Taïwan, les passeports portant un numéro d’identification personnel ; pour Hong Kong et Macao, certains passeports de région administrative spéciale (RAS) et passeports British National Overseas.
L’exemption supprime l’obligation de visa, pas le contrôle d’immigration. Un inspecteur doit toujours être convaincu que l’objet de votre venue est bien un court séjour.
Cas particuliers
- Toute activité rémunératrice sort entièrement de l’exemption. La dispense vise un séjour de 90 jours au plus sans activité rémunératrice : un travail payé au Japon exige un autre statut, aussi court soit-il.
- Les accords à 6 mois commencent quand même à 90 jours. Les ressortissants des pays dont l’accord permet jusqu’à 6 mois sont d’abord admis pour 90 jours, puis prolongent au Japon : la durée plus longue n’est jamais automatique à l’arrivée.
- Les exemptions fondées sur un enregistrement expirent. Pour les accords qui exigent l’enregistrement préalable du passeport électronique, l’enregistrement vaut 3 ans ou jusqu’à l’expiration du passeport, et un passeport renouvelé doit être enregistré à nouveau.
- Une expulsion entraîne une longue interdiction de retour. Une personne éloignée du Japon ne peut plus y être admise pendant 5 ans, ou 10 ans si elle a déjà été éloignée ou est déjà partie sous le coup d’un ordre de départ.
Les risques en cas d’erreur
Un dépassement de la durée de séjour vous rend expulsable, et l’interdiction de retour se compte en années plutôt qu’en mois. Elle court 5 ans à compter de l’éloignement, ou 10 ans pour toute personne déjà éloignée ou déjà partie sous le coup d’un ordre de départ. Un départ sous ordre de départ entraîne 1 an d’interdiction. Le séjour irrégulier est aussi une infraction pénale, passible d’une peine d’emprisonnement, d’une amende, ou des deux. Dans ce type de situation, il est vivement recommandé de consulter un professionnel.
Exemples
Des vacances dans la durée du tampon
Vous arrivez à Narita avec le passeport d’un pays bénéficiant de 90 jours, recevez un tampon de 90 jours et voyagez pendant 5 semaines. Rien d’autre n’est nécessaire, et l’exemption couvre tout le voyage.
L’accord à 6 mois, bien utilisé
Votre nationalité relève de l’un des accords permettant un séjour de 6 mois au plus. Vous êtes admis pour 90 jours, puis vous adressez au bureau régional de l’immigration avant la fin de cette période pour prolonger votre séjour, au lieu de sortir et de revenir.
Un court emploi rémunéré que l’exemption ne couvre pas
On vous propose 2 semaines de travail rémunéré à Tokyo pendant une visite de 3 semaines. Le séjour entre dans l’exemption, le travail non, car la dispense ne vise que les séjours sans activité rémunératrice.
Sources officielles
Questions fréquentes
Informations fournies à titre indicatif : elles ne constituent pas un conseil juridique, fiscal, en immigration, financier ou autre. Ces contenus sont généraux et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel. Vérifiez-les auprès des sources officielles et faites examiner votre situation par un conseil qualifié : les décisions que vous prenez relèvent de votre responsabilité.
Comment suivre vos jours
Conservez la vignette ou le tampon de votre autorisation d’atterrissage, votre billet de continuation et les informations sur votre hébergement, et vérifiez votre type de passeport au regard des conditions applicables à votre nationalité bien avant le départ, pas au comptoir d’enregistrement.