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Résidence fiscale en Nouvelle-Zélande (règle des 183 jours)

Drapeau : Nouvelle-Zélande

En bref

Paramètres clés
Seuil 183 jours
Période de calcul 12 mois glissants
Décompte des jours Toute partie de journée
Critère alternatif Lieu de résidence permanent

Comprendre la règle

Vous devenez résident fiscal néo-zélandais dès que l’un de ces événements se produit, le premier des deux l’emportant :

  • Plus de 183 jours — vous êtes en Nouvelle-Zélande plus de 183 jours sur toute période de 12 mois.
  • Lieu de résidence permanent — vous disposez en Nouvelle-Zélande d’un lieu où vous vivez habituellement. Cette voie ne comporte aucun décompte de jours.

Un lieu de résidence permanent est un endroit que vous pouvez considérer comme votre foyer en Nouvelle-Zélande. Vous n’avez pas à en être propriétaire, et il n’a pas à rester vide pendant votre absence — vous pouvez le louer et en avoir quand même un. L’Inland Revenue pèse vos attaches dans leur ensemble pour trancher : la fréquence de vos retours, leur durée, vos liens familiaux et sociaux, vos placements, vos liens professionnels et votre intention de revenir y vivre. Avoir un foyer ailleurs ne l’annule pas — vous pouvez en avoir un en Nouvelle-Zélande et un à l’étranger, et celui de Nouvelle-Zélande vous rend quand même résident.

Depuis le 1er avril 2026, une exception pour le visiteur non-résident coexiste avec le critère des jours, pour les personnes présentes en Nouvelle-Zélande 275 jours au plus sur toute période de 18 mois, sans liens professionnels ni revenus néo-zélandais, et qui paient l’impôt là où elles résident. Elle neutralise seulement le critère des jours — un lieu de résidence permanent vous rend toujours résident.

Les résidents fiscaux néo-zélandais sont imposés sur leurs revenus mondiaux, les non-résidents seulement sur leurs revenus de source néo-zélandaise.

Comment suivre vos jours

  1. Le seuil de jours est de plus de 183 jours en Nouvelle-Zélande sur toute période de 12 mois — une période glissante, pas l’année fiscale.
  2. Toute partie de journée en Nouvelle-Zélande compte comme une journée entière, y compris vos jours d’arrivée et de départ. Les jours n’ont pas à être consécutifs — ils s’additionnent simplement sur la période.
  3. La fin de la résidence obéit à un décompte symétrique. Vous ne devenez non-résident qu’après avoir été absent plus de 325 jours sur toute période de 12 mois et si vous n’avez plus de lieu de résidence permanent. Les journées partielles passées en Nouvelle-Zélande ne comptent pas dans ces 325.
  4. Les deux sens sont rétroactifs — au premier des 183 jours lorsque vous devenez résident, et au premier des 325 jours lorsque vous cessez de l’être.

Conservez vos justificatifs pour chaque entrée et sortie, ainsi que les documents relatifs à votre logement en Nouvelle-Zélande — bail, titre de propriété ou annonce de location si vous le louez. Le critère du lieu de résidence permanent repose sur des faits qu’il faudra peut-être prouver des années plus tard.

Cas particuliers

  • Un lieu de résidence permanent l’emporte sur le décompte dans les deux sens. Il peut vous rendre résident avec très peu de jours de présence, et il vous maintient résident quelle que soit la durée de votre absence, car la règle des 325 jours ne met fin à la résidence que si vous n’en avez pas.
  • Les travailleurs saisonniers et les équipages de pêche sont traités à part. Les titulaires d’un Recognised Seasonal Employer Limited Visa ou d’un Fishing Crew Work Visa ne deviennent pas résidents à 183 jours, tant qu’ils n’établissent pas de lieu de résidence permanent.
  • Travailler à l’étranger pour l’État néo-zélandais vous maintient résident. C’est vrai quelle que soit la durée de l’absence et que vous ayez ou non un lieu de résidence permanent sur place, mais cela ne s’étend pas à la famille qui vous accompagne.
  • Statut d’immigration et résidence fiscale sont deux questions distinctes. Un visa de résident ne fait pas de vous un résident fiscal, et être sur place avec un visa visiteur ne vous empêche pas de le devenir.

Les risques en cas d’erreur

Une erreur d’appréciation se traduit en général par des revenus étrangers omis dans une déclaration néo-zélandaise, puisque les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux. Les pénalités d’insuffisance de l’Inland Revenue varient selon l’appréciation de l’erreur : 20 % de l’insuffisance pour défaut de diligence raisonnable, 40 % pour négligence grave, 100 % pour une position fiscale abusive et 150 % pour la fraude. Dans ce type de situation, il est vivement recommandé de consulter un fiscaliste.

Exemples

Franchir le seuil sur une période glissante

Vous arrivez à Auckland en février et restez 200 jours sur les 12 mois suivants. Vous dépassez 183 jours : vous êtes résident fiscal néo-zélandais — avec effet au jour de votre première arrivée, pas au jour du franchissement.

Un séjour estival régulier qui reste en dessous

Vous passez chaque été austral en Nouvelle-Zélande, de la mi-novembre à la mi-mai. En comptant les jours d’arrivée et de départ comme des journées entières, vous arrivez à 182 jours sur cette période de 12 mois, juste sous le seuil : le critère des jours ne vous rend pas résident.

Une longue absence, mais la maison vous maintient résident

Vous acceptez un contrat de deux ans à l’étranger, louez votre maison de Wellington pendant votre absence et revenez trois semaines chaque Noël. Vous êtes absent 344 jours sur la première période de 12 mois, au-delà des 325 requis. Mais louer la maison ne l’empêche pas d’être un lieu de résidence permanent : vous restez résident fiscal néo-zélandais.

Sources officielles

Questions fréquentes