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Résidence fiscale en Inde (règles des 182 et 60 jours)

Drapeau : Inde

En bref

Paramètres clés
Seuil 182 jours
Période de calcul Année fiscale (1er avr. – 31 mars)
Critère alternatif 60 jours / an + 365 jours / 4 années précédentes
Décompte des jours Toute partie de journée

Comprendre la règle

Vous êtes résident fiscal indien pour une année fiscale — du 1er avril au 31 mars — si vous remplissez l’un de deux critères de base :

  • 182 jours dans l’année — vous êtes en Inde 182 jours ou plus au cours de l’année fiscale.
  • 60 jours plus historique — vous êtes en Inde 60 jours ou plus au cours de l’année fiscale et 365 jours ou plus sur les quatre années fiscales qui la précèdent.

Le second critère est celui qui rattrape les visiteurs réguliers qui ne restent jamais longtemps une année donnée. Deux groupes en bénéficient sous une forme assouplie, tous deux définis par la nationalité plutôt que par le lieu de vie :

  • Départ de l’Inde pour un emploi à l’étranger — si vous êtes citoyen indien et quittez l’Inde dans l’année pour un emploi à l’étranger, ou comme membre d’équipage d’un navire indien, seul le critère des 182 jours s’applique. Celui des 60 jours disparaît entièrement.
  • Visite en Inde depuis l’étranger — si vous êtes citoyen indien ou personne d’origine indienne vivant hors d’Inde, une visite ne vous rend résident qu’au-delà de 182 jours dans l’année.

Les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux, les non-résidents seulement sur les revenus nés en Inde.

Comment suivre vos jours

  1. Le seuil principal est de 182 jours ou plus de présence en Inde au cours de l’année fiscale, du 1er avril au 31 mars.
  2. L’alternative est de 60 jours ou plus dans l’année fiscale combinés à 365 jours ou plus sur les quatre années fiscales précédentes. Il faut donc tenir un total cumulé remontant à quatre ans, pas seulement l’année en cours.
  3. Toute partie de journée passée en Inde compte comme une journée entière, y compris les jours d’arrivée et de départ.
  4. Les citoyens et les personnes d’origine indienne en visite depuis l’étranger bénéficient d’un plafond assoupli, qui dépend toutefois de leurs revenus autres que de source étrangère. En dessous du seuil fixé, seul le critère des 182 jours s’applique et celui des 60 jours disparaît. Au-dessus, le critère des 60 jours revient — les 60 jours étant lus comme 120 jours — avec le même historique de 365 jours.

Conservez tampons de passeport et cartes d’embarquement couvrant les cinq dernières années fiscales, car le second critère exige quatre années d’historique plus l’année en cours. Conservez votre contrat de travail à l’étranger si vous avez quitté l’Inde pour un emploi, et la preuve d’une résidence fiscale ou d’un impôt payé ailleurs si vous invoquez votre imposition dans un autre pays.

Cas particuliers

  • Être résident et être imposé sur tout ne sont pas la même chose. Les résidents se subdivisent en « ordinarily resident » et « not ordinarily resident ». Une personne not ordinarily resident est imposée sur ses revenus indiens et sur les revenus étrangers tirés d’une entreprise contrôlée ou d’une profession établie en Inde — mais pas sur ses autres revenus étrangers.
  • Un historique récent mince vous maintient not ordinarily resident. Ce statut s’applique si vous avez été non-résident neuf des dix années fiscales précédentes, ou présent en Inde 729 jours ou moins sur les sept précédentes. En pratique, il offre aux migrants qui rentrent un atterrissage en douceur pendant leurs premières années.
  • Un citoyen indien imposé nulle part peut être résident sans aucun décompte de jours. Si vos revenus autres que de source étrangère dépassent le seuil fixé et que vous n’êtes imposable dans aucun autre pays, vous êtes réputé résident, quel que soit le nombre de jours passés en Inde. L’assujettissement s’apprécie selon le domicile, la résidence ou des critères similaires, et les résidents réputés sont traités comme not ordinarily resident.
  • Seules les personnes ordinarily resident déclarent leurs avoirs étrangers. L’annexe des avoirs étrangers de la déclaration ne concerne qu’elles, pas les déclarants not ordinarily resident ou non-résidents.

Les risques en cas d’erreur

Une erreur se traduit en général par des revenus ou des comptes étrangers non déclarés — et comme seuls les déclarants ordinarily resident sont imposés sur la totalité, se tromper sur cette distinction passe facilement inaperçu. La minoration de revenus entraîne une pénalité de 50 % de l’impôt afférent au montant minoré, portée à 200 % en cas de fausse déclaration, et les revenus et avoirs étrangers non déclarés relèvent d’une loi distincte et plus sévère. Dans ce type de situation, il est vivement recommandé de consulter un fiscaliste.

Exemples

Franchir le seuil principal

Vous vous installez à Bangalore en avril et y restez 300 jours sur l’année fiscale. C’est bien au-delà de 182 jours : vous êtes résident fiscal indien pour l’année et imposé sur vos revenus mondiaux.

Un visiteur protégé par le seuil assoupli

Vous vivez à l’étranger et rendez visite à votre famille en Inde 100 jours cette année fiscale, après y avoir passé 400 jours sur les quatre années précédentes. Le critère de base des 60 jours combiné à cet historique ferait normalement de vous un résident. Mais en tant que citoyen indien en visite depuis l’étranger, vous bénéficiez du seuil relevé : avec 100 jours, vous restez non-résident.

Le même visiteur, avec des revenus indiens au-dessus du seuil

Vous êtes citoyen indien installé à l’étranger, en visite en Inde 130 jours cette année fiscale, avec 400 jours sur place au cours des quatre années précédentes et des revenus de conseil indiens supérieurs au seuil fixé. Vos revenus autres que de source étrangère dépassant ce seuil, votre plafond assoupli passe de 182 à 120 jours — avec 130 jours, vous êtes résident.

Sources officielles

Questions fréquentes